Les livres meurent aussi
Posté le 29 juillet 2008
Catégorie autour de l'édition
C’est la saison du pilonnage ! Pour faire place aux 676 livres annoncés pour cette rentrée littéraire, les libraires n’ont pas d’autre choix que de renvoyer livres abîmés et livres en sur-stock aux éditeurs. Pour ces livres c’est la mort : direction le pilon, de grands entrepôts où les livres sont détruits à la pelleteuse. Mais il existe un autre cas de pilon, beaucoup plus triste. Lorsque les possibilités de vente sont nulles, l’éditeur peut se séparer de tout le stock d’un livre. Un faire-part est bien sûr adressé à l’auteur qui ne peut en principe s’y opposer - même s’il a la possibilité de négocier le rachat du stock. Ce fut le cas de Résidence, de l’écrivain Jean-Pierre Théolier, sauvé du pilon par son frère, qui a racheté tous les exemplaires à l’éditeur Calmann-Lévy (à lire sur Rue 89). Des associations s’occupent, elles, de récupérer quelques livres pour les envoyer dans des pays francophones en manque crucial de livres. Mais hormis ces exemples, point de salut pour les livres sans lecteurs, l’espérance de vie d’un livre étant de plus en plus courte et les livres de plus en plus nombreux…
A lire : Le grand cimetière des livres, l’article de karine Papillaud sur lepoint.fr
A découvrir : le site de l’association Trait d’union France -Madagascar
Photo : William Daniels
Comments
6 Responses to “Les livres meurent aussi”
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la photo fait vraiment froid dans le dos. Dans le temps où je travaillais chez X, grosse boîte d’édition, on pouvait récupérer les bouquins qui partaient au pilon. Ma bibliothèque a hélas triplé de cette manière-là. Quelle tristesse.
Il y a plein de choses passionnantes ici, tu as bien fait de renouveler ta promo chez Thom LeGolb récemment.
‘Le Mépris’, Houellebecq… le lien vers J. G. Ballard est en erreur (ça m’aurait intéressé, ce n’est pas un écrivain dont on parle beaucoup).
Pour le présent article, la photo est superbe mais c’est vrai qu’elle fait penser à ‘Farenheit’.
A bientôt.
[lou est masculin, il signait j… jusqu’à récemment]
Bonjour Lou et bienvenu !
C’est vrai que la photo fait très fahrenheit 451, mais là c’est pas du cinéma… Sinon le lien vers J.G. Ballard n’est pas en erreur, c’est simplement que Free comme hébergeur ça laisse un peu à désirer… Il ne faut pas hésiter à cliquer plusieurs fois sur le lien si il y a un message d’erreur (500 je crois)
Est-ce qu’ils sont recyclés au moins? Quel gâchis…
Bonsoir Isabelle, oui tu as raison quel gaspillage mais heureusement les livres sont transformés en pâte à papier qui est ensuite utilisée pour des magazines ou des journeaux.
C’est dur de voir cela, je trouve le livre tellement intime ! le pillonner de la sorte !
ne peuvent-ils pas être distribué à des bibliothèque de quartier, des associations, des bibliotheques de prison,…