Les Arts Déco dépoussièrent les Nobel
Posté le 27 septembre 2008
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Les éditeurs français sont plutôt frileux en matière de graphisme. Si on ne peut qu’apprécier la belle sobriété des couvertures de l’éditeur Sabine Wespieser ou le classicisme de Gallimard, force est de constater que les frenchies, à l’inverse de nos voisins anglais et italiens, ne se cassent pas trop la tête : aucune création graphique, une photo en noir et blanc ou un visuel sorti tout droit des banques d’images et le tour est joué. Il existe quelques exceptions notables, comme par exemple les éditions Au Diable Vauvert. Depuis leur création en 2000, le Diable travaille main dans la main avec le graphiste Olivier Fontvieille, qui s’occupe de toutes les couvertures. Avec des résultats un peu inégaux, mais dont on ne peut nier qu’ils sont le fruit d’une recherche et d’un vrai travail sur le fond.
Face à ce manque de créativité, il faut saluer l’initiative des éditions Points, qui ont choisi de confier à des étudiants des Arts déco le ‘relooking’ de huit couvertures d’ouvrages de prix Nobel (dont Soljenitsyne, Günter Grass, Gabriel García Márquez ou Gao Xingjian). Le résultat est une réussite et le parti-pris du noir et blanc une excellente idée. Une bouffée d’air frais dans les rayonnages des libraires, qui espérons-le donnera des idées à d’autres éditeurs !
Les couvertures du Clocher de Kaliazine et de Cent ans de solitude ont été réalisées par Anaïs Albar, étudiante en troisième année. Elle a découpé ses formes dans du papier noir et nettoyé son image dans photoshop. Résultat, un univers foisonnant et poétique.
Deux réalisations pour Sandra Ghosn, également en troisième année : celle de La pianiste, créée avec des morceaux de papiers plissés, et De l’aube au crépuscule, une couverture faite à partir d’un pochoir - ou l’accord parfait entre le titre et le visuel.
Les livres disponibles : les Nobel des éditions Points
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11 Responses to “Les Arts Déco dépoussièrent les Nobel”
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Cela sans oublier, dans un domaine confidentiel, ce que peut produire le petit éditeur “fil à plomb” de Philippe Braye. Le site? http://www.filaplomb.com - mais il y en a un peu partout.
Oui, heureusement que les petits éditeurs ne sont pas aussi conservateurs. Je ne connais pas cette maison d’édition, je vais jeter un oeil sur leur site…
Ah marrant. Je les avais repéré chez un grand distributeur de produits culturels parisiens en me disant : “purée, ils font des beaux et gros efforts de couvertures, les gars”… Tu leur rends justice, c’est (très) bien.
Ravissant!
Ben oui, mais, mais, mais… j’ai cru voir des couvertures de “L’Olivier” dans les œuvres de Mlle Albar.
En revanche, j’adhère tout à fait au travail du graphiste du Diable, même quand on peut avoir l’impression qu’il s’est “loupé” : il y a une ligne et une force qui sont toujours présentes.
Allez voir aussi les couverture du Navire en Pleine Ville (oui, je prêche pour ma paroisse), assez travaillées, graphiquement parlant : http://www.lenavireenpleineville.fr/index.php
Quant aux couvertures anglo-saxones, je les trouve souvent putassières, chargées de dorures, de gaufrages et de citations de presse marketing.
Lve / Magda : je savais que ça vous plairait les filles !
Don Lo : bon, d’accord et pas d’accord…
Oui, ça ressemble à L’Olivier mais le visuel de L’Olivier c’est un logo, une sorte de signature toujours placé au même endroit.
Quant aux anglo-saxons, ca dépend si on parle best-sellers/polars/science fiction et ça ok c’est souvent très moche mais le reste non : Penguin classiques et modernes, Vintage, Picador… j’ai des bouquins avec des couv très recherchées - mais c’est britannique pas américain.
< Emma : tiens, on vient de me traîter de fille…
LVE : j’avais effectivement assumée que tu étais une fille, parce qu’il n’y a presque que des filles qui ont des blogs de livres… mais LVE c’est quand même pas trop parlant, hein !!!
J’aime beaucoup les deux dernières, plus épurées? Effectivement une excellente initiative, qui nous rend la maison du Seuil (racheté par La Martinière grâce à l’argent de La Terre vue du Ciel… gros soupir… ) plus sympathique !
Moi aussi je préfère les deux dernières couvertures qui sont effectivement plus sobres. Les deux premières sont pas mal mais un peu trop à la mode à mon goût..
[…] la veine du livre comme bel objet, le Seuil a réédité huit Prix Nobels en demandant à des élèves des Arts décos de concevoir les couvertures. Ces classiques […]