Gainsbourg (vie héroïque)
Posté le 21 janvier 2010
Catégorie films & adaptations | 7 commentaires
Presque vingt ans que Gainsbarre a grillé sa dernière gitane, et, au fil des ans, on avait presque oublié l’artiste tant ses frasques télévisuelles ont pris le dessus (le billet de 500 francs brûlé en direct, les cochonneries susurrées à l’oreille de Whitney Houston…). Des images que n’importe quel réalisateur n’aurait pas hésité à utiliser, quitte à sombrer dans la caricature. Tous sauf Joann Sfar, qui avec Gainsbourg (vie héroïque) évite un grand nombre d’écueils propres au biopic musical - genre casse-gueule sur lequel plus d’un réalisateur a mordu la poussière. Pour sa première réalisation, ce scénariste, auteur de bande-dessinée, signe un film sensible, poétique et inventif. La vie de Gainsbourg qu’il nous conte est celle qu’il a rêvée, lui, l’admirateur du chanteur depuis toujours. Un savant mélange entre faits avérés et imaginés qui nous font découvrir le parcours de Lucien Ginsburg, fils d’immigrés russes, de son enfance jusqu’aux années 80.
On ne va pas tourner autour du pot : la partie la plus intéressante du film est celle qui s’attarde sur le Gainsbourg qu’on connaît le moins, à savoir son enfance pendant la guerre et ses débuts. Gainsbourg musicien, ce n’était pas une évidence. Il avait d’abord l’ambition d’être peintre, on le sait. Mais surtout, coincé et timide, l’auteur de Je t’aime moi non plus a mis du temps à s’affranchir de l’académisme musical qui le paralysait. De jolies trouvailles de réalisations, comme un double du chanteur (la fameuse marionnette) ou de petites scènes d’animations, viennent tracer avec subtilité les contours d’un artiste à part. Outre ces bonnes idées, le film tient d’abord grâce à l’interprétation magistrale d’Eric Elmosnino qui incarne Gainsbourg sans chercher à l’imiter. Une performance étonnante qui nous fait oublier l’original, notamment grâce à un détachement et une nonchalance toutes gainsbouriennes. Les rôles secondaires sont tout aussi excellents, au premier rang desquels Lucy Gordon (Jane Birkin) et Anna Mouglalis (Juliette Greco). Sans oublier un Philippe Katerine à mourir de rire dans le rôle de Boris Vian. Reste le cas Casta… S’il n’y a plastiquement rien à redire - son apparition en cuissarde et fourrure restera sûrement comme l’une des scènes les plus marquantes -, son interprétation de Bardot est extrêmement scolaire et caricaturale. Et que dire de cette scène de danse surjouée, qui tombe comme un cheveu sur la soupe…
A partir de la rencontre avec Birkin, le film rame un peu. Peut-être parce que la période est plus familière, ou parce le film est construit comme un crescendo, jusqu’à l’épisode Bardot. Le constat est paradoxal, car la période qui s’ouvre alors est musicalement la plus riche dans la vie de Gainsbourg. Birkin aura été une muse et une inspiratrice à laquelle le film rend finalement moyennement hommage. Et quid de la musique, justement, souvent le parent pauvre du biopic musical ? Dire que celui-ci n’échappe pas à la règle serait une belle exagération. C’est un compromis, et comme tout compromis, il n’est qu’à moitié satisfaisant, même si les interprétations des comédiens tiennent la route. Qu’à cela ne tienne, on réécoutera les versions originales après avoir vu le film de Sfar.
Alors, à voir absolument, ce film dont on parle tellement? Affirmatif.
Gainsbourg (Vie héroïque) 2010
réalisé par Joann Sfar
avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta…





Le roman russe qui n’est pas un roman
Posté le 15 janvier 2010
Catégorie littérature française | 11 commentaires
Dans Un roman russe, l’urgence d’Emmanuel Carrère à se raconter, et à exposer un pan méconnu de son histoire familiale est furieusement évidente. Un livre a priori à des années lumières de ce pourquoi l’écrivain est connu et reconnu, à savoir raconter la vie d’autrui. Pourtant, la forme reste hybride (à la fois récit, autobiographie et document) à l’instar, notamment, de L’Adversaire. Sur le fond l’écrivain, qui parle toujours de lui même quand il parle des autres, continue de se dévoiler, se livrant ici à une véritable mise à nu.
Dans ce récit largement autobiographique, Carrère divulgue un secret de famille, que sa mère Hélène Carrère d’Encausse, auteure de nombreux ouvrages sur la Russie, lui a expressément interdit de dévoiler, inquiète qu’il ne le fasse justement… dans un livre. Ce secret concerne son grand-père (d’origine géorgienne) qui a collaboré avec les Allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Arrêté puis exécuté à la Libération, sa dépouille ne fut jamais retrouvée. Si ce drame familial prend soudain une résonance particulière dans la vie de l’écrivain, c’est qu’il fait écho à un documentaire qu’il est en train de tourner. En partant sur les traces d’un prisonnier politique à qui on a oublié de rendre la liberté, l’auteur se retrouve confronté à ses propres origines. Et à son incapacité à trouver le bonheur.
S’il y a un reproche qu’on ne fera pas à l’auteur, c’est celui de la complaisance. Son autoportrait est sans concession. Sa famille, ses amours avec Sophie et ses fantasmes un peu ridicules, Carrère raconte tout. Mais ce faisant, l’écrivain prend le risque d’être jugé pour qui il est, plutôt que pour ce qu’il écrit. Car un Roman russe dresse le portrait d’un homme arrogant, voire carrément méprisant envers ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère d’argent dans la bouche. C’est peu de dire qu’Emmanuel Carrère énerve. Mais comment expliquer, alors, qu’on soit happé par ce texte qui s’avale d‘une seule traite ?
C’est tout le paradoxe d’un récit vif et enlevé qui tient le lecteur en haleine du début jusqu’à la fin - tout en lui insufflant un sentiment de malaise certain. Un livre dont on ne sait pas bien, au final, si on l’a adoré ou détesté. Et ça, c’est intéressant.
Autres lectrices : Tamara et Auguri.
Un roman russe
d’Emmanuel Carrère
Folio, 398 pages





Blind me !
Posté le 11 janvier 2010
Catégorie littérature portugaise | 7 commentaires
Que deviendrait l’homme s’il était privé de l’un de ses sens ? A quoi ressemblerait le monde si nous étions tous aveugles ? Ce sont deux des nombreuses questions posées par José Saramago, prix Nobel de littérature, dans son roman L’aveuglement. Un livre que j’ai eu envie de lire après avoir vu Blindness, son adaptation au cinéma. A mi-chemin entre fantastique et science-fiction, le film du Brésilien Fernando Meirelles (La Cité de Dieu, The Constant Gardener) est scotchant, et son histoire tellement surprenante que je me suis demandée qui était assez fou pour échafauder un tel scénario. Qui d’autre, en effet, à part le Portugais José Saramago, à l’œuvre si atypique ?
La scène d’ouverture du livre est identique à celle du film : un conducteur à l’arrêt est pris de panique car il vient subitement de perdre la vue. L’homme qui le raccompagne chez lui devient également aveugle. Puis c’est au tour de l’ophtalmo qu’il va consulter et des patients dans la salle d’attente… Et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’humanité toute entière perde la vue. Pour tenter d’enrayer cette épidémie de cécité – surnommée le « mal blanc », les malades « voyant » en permanence une lumière blanche éblouissante -, les premiers aveugles sont parqués en quarantaine dans un asile désaffecté. Parmi eux, seule une femme, qui n’a pas voulu abandonner son mari, voit encore…
Avec une telle entrée en matière, l’attention du lecteur est immédiatement captée. La sensation d’angoisse et de mystère est accentuée par les partis-pris de l’écrivain : pas de précision sur le lieu (une ville) ou l’époque (contemporaine)… Des protagonistes sans nom, simplement désignés en fonction de leur rôle dans l’intrigue - le premier aveugle, le médecin, la jeune fille aux lunettes teintées, la femme du médecin… Mais c’est d’abord le style de l’écrivain qui retient l’attention. Une écriture dense qui ne s’embarrasse pas des règles habituelles. Pas de paragraphe, des dialogues sans tirets ni guillemets et des phrases très longues (une demi page, voire plus) dans lesquelles les points sont remplacés par des virgules. Un style déroutant mais qui sied parfaitement à cette allégorie d’une noirceur extrême. Car le miroir que nous tend Saramago n’est pas très reluisant. Au royaume des aveugles, c’est la loi du plus fort qui règne. Du chaos initial, on bascule très vite dans l’horreur et la barbarie. Le roman est tour à tour angoissant, oppressant, répugnant et la dernière partie offre une vision de fin du monde cauchemardesque.
Un livre sujet à tellement d’interprétations que chacun pourra y voir exactement ce dont il a envie : un jugement sur la nature de l’homme, une critique de nos sociétés contemporaines, voire une œuvre anticapitaliste (Saramago est un communiste engagé). Et que représente cette femme épargnée par l’épidémie ? Au final, tous ces questionnements importent peu… Le lecteur est pris dans les mailles tissées par l’écrivain du début jusqu’à la fin. Même les imperfections dont souffre le livre (répétitions, considérations un tantinet grandiloquentes et style auquel il faut s’habituer) n’entament pas la qualité de cette œuvre terrifiante sur la nature humaine.
L’aveuglement





de José Saramago
éditions Points, 366 pages
Blindness (2008)





réalisé par Fernando Meirelles
avec Marc Ruffalo, Julianna Moore, Gael García Bernal
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It don’t matter if you’re black or white
Posté le 7 janvier 2010
Catégorie coups de coeur, littérature anglo-saxonne | 17 commentaires
Monk Ellison est écrivain. Et noir. Aucun rapport entre l’un et l’autre, me direz-vous. Pas si simple pourtant d’être un écrivain de couleur aux Etats-Unis, comme le raconte Percival Everett dans Effacement. Ce roman (sorti en 2001) décrit les pressions et les préjugés que subissent ces écrivains - ni plus ni moins que du racisme. Et nous entraine dans une suite d’aventures aussi tragiques que comiques, qui démontrent que les préjugés raciaux ont encore de beaux jours devant eux. Presque dix ans après sa sortie, Effacement n’a malheureusement pas pris une ride…
Lorsque le narrateur découvre ses livres dans le rayon afro-américain d’une librairie, son sang ne fait qu’un tour. Ses romans n’ont rien à voir avec la littérature Black. Ce sont des ouvrages érudits, que quasiment personne ne lit certes, mais qui ne parlent ni du ghetto, ni des noirs. Ils pourraient tout aussi bien avoir été écrits par un écrivain blanc. Rien à voir avec Juanita Mae Jenkins et son best-seller J’suis née dans un ghetto, dont le succès révulse Monk Ellison : « ce livre m’avait fichu un coup. C’était comme si flânant à mon aise dans une brocante, goûtant le soleil, j’étais soudain tombé sur un étal de statuettes de Blacks, banjo à la main et pastèques à la bouche, et sur une pyramide de boite à cookies Mammy ». Meilleur livre de l’année selon les critiques littéraires, mais pour Monk, ce n’est qu’un ramassis d’idées reçues sur les afro-américains. J’suis née dans un ghetto va néanmoins bouleverser sa vie à un point qu’il ne peut imaginer. Confronté à une situation familiale complexe, Monk décide subitement de se lancer dans un pastiche du roman de Juanita Mae Jenkins et de le soumettre à un éditeur. L’avance qu’on lui propose est faramineuse et les producteurs se battent à coup de millions de dollars pour acheter les droits du livre. Pour la première fois, le succès est au rendez-vous. Hélas, c’est avec un mauvais livre et sous un nom d’emprunt. Monk se trouve alors confronté à un dilemme : garder l’argent sans compromettre son intégrité littéraire…
Effacement est évidemment une formidable mise en abyme du statut d’écrivain, mais pas seulement. En insérant le roman dans le roman, (les 80 pages de sa parodie sont proposées dans leur intégralité), Everett emballe le lecteur. Le contraste entre les deux écritures est saisissant et le procédé s’avère particulièrement jubilatoire. Mais le livre offre d’autres niveaux de lecture : satire du monde littéraire et de la proéminence du marketing dans les décisions éditoriales ; réflexion sur l’art et la place des écrivains dans la société ; attaque en règle contre les médias, en particulier la télévision américaine, accusée d’être la première à véhiculer des clichés raciaux. Et ce n’est pas tout… Les chapitres sont entrecoupés de « plages de repos » pendant lesquels le narrateur nous fait part de ses deux passions, la menuiserie et la pêche à la mouche…
Superbe.
Deux lecteurs enthousiastes : Inganmmic et Thomas
Effacement
de Percival Everett
Actes Sud, 366 pages





Hemingway #2 : the house in Cuba
Posté le 4 janvier 2010
Catégorie bureaux d'écrivains | Laisser un commentaire
S’il y a une chose sur laquelle Américains et Cubains ont réussi à s’entendre depuis les années 60, c’est bien Ernest Hemingway. Et, en particulier, la préservation de sa maison située à une vingtaine de kilomètres de La Havane. Une maison aussi magnifique qu’étonnante dans laquelle s’exprime toutes les obsessions et les passions de l’écrivain, notamment la chasse, la corrida, la littérature et l’amour de la nature.
C’est grâce aux droits de l’adaptation cinématographique de Pour qui sonne le glas qu’Hemingway achète en 1939 la maison de Finca Vigía. Il va y habiter pendant plus de vingt ans. Là, il écrira huit romans dont Le vieil homme et la mer, inspiré par les pêcheurs du village voisin de Cojímar. Sa routine de travail était immuable : il écrivait le matin, souvent debout (notez la machine à écrire posée sur une bibliothèque de la chambre) puis, vers midi, buvait son premier verre avant d’écumer les bars de La Havane ou faire un tour en mer sur son célèbre yacht Pilar…
Aujourd’hui, son avant-dernière demeure attire 50 000 visiteurs par an. Qui ne peuvent plus pénétrer dans la maison depuis que le président Gorbatchev a cassé un vase lors d’une visite dans les années 90. Toutes les portes et les fenêtres sont ouvertes et les visiteurs n’ont qu’à pencher la tête pour découvrir comment vivait celui que l’on surnommait Papa. Aux murs, des dizaines de trophées de chasse ramenés de ses safaris en Afrique ainsi que des affiches de corridas. Et partout des bibliothèques qui regorgent de livres (il y en aurait presque 9000). D’illustres visiteurs ont franchi ces murs : des acteurs (Carry Grant, Errol Flynn), des écrivains (Jean-Paul Sartre) et l’on imagine sans peine l’ambiance plus que festive d’un dîner dans la salle à manger…
Selon les Cubains, la maison est telle qu’Hemingway l’a laissée en 1960. Son départ n’avait alors rien de définitif mais la crise des missiles en a décidé autrement. Diminué par la maladie, l’écrivain ne s’est jamais remis de cette interdiction de retourner à Cuba et s’est suicidé peu après, en 1961.

Un des nombreux bureaux de la maisonnée…

Aux murs ou sur une table, des animaux empaillés partout…

La salle à manger ouverte aux quatre vents.

Bureau et machine à écrire mais E.H. écrivait souvent à la main…

Corrida et chasse, les deux passions d’Hemingway.

Pilar, sa belle barque de pêche.
Crédits photos
Flicker : Oceanbaby, Bencorman, captureslightning, robseye76
Hemingway #1: le bureau sur pilotis
Posté le 11 décembre 2009
Catégorie bureaux d'écrivains | 6 commentaires
A la fin des années 20, Hemingway s’installe à Key West, une île paradisiaque au large de la Floride. D’abord dans un appartement, puis dans une grande maison aujourd’hui transformée en musée. La légende raconte qu’Hemingway utilisait ce phare, situé à une quinzaine de kilomètres de Key West, comme point de départ de ses expéditions en mer mais également comme… bureau ! Imaginez cette photo en couleur, la mer bleu azur et le sable blond… Assurément le bureau d’écrivain le plus cool qu’on ait jamais vu ! Et une belle source d’inspiration pour celui qui avouait souffrir du syndrome de la page blanche.
Il ne reste du phare que sa base métallique, que l’on peut encore apercevoir sur des photos aériennes de la région. La structure en bois a disparu en 1971 dans un incendie, provoqué par une bande d’étudiants, qui y avaient passé une soirée un peu trop arrosée - une fin qui aurait certainement amusé ce vieux loup d’Ernest…
Bon week-end !
De la fumée sans feu ?
Posté le 10 décembre 2009
Catégorie littérature anglo-saxonne | 6 commentaires
Lorsque le mégot de Tom Brodzinski atterrit accidentellement sur la tête d’une autochtone qui s’empresse de le menacer d’un procès, on se dit que le nouvel opus de Will Self ne pouvait démarrer sous de meilleurs auspices. Et que la cible de l’auteur est bien le politiquement correct qui entoure ce qui touche au tabac. Accessoirement, on se dit aussi que la nicotine rend vraiment les non fumeurs zinzins…
Tout ce qu’on aime de Will Self, auteur pour lequel on avoue un faible, est condensé dans les premières pages de No Smoking : l’art du contrepied, la satire et l’humour. Si le dixième opus de l’auteur le plus rock du royaume est d’emblée si jubilatoire, c’est que son point de départ est totalement et génialement absurde. En vacances avec sa femme et ses enfants dans une contrée exotique non identifiée, Tom décide que, loin du stress de sa vie londonienne, le moment est idéal pour arrêter de fumer. Un soir, sur le balcon de sa chambre d’hôtel, Tom dit adieu au tabac et, sans le savoir, bonjour aux emmerdes. Car dans ce drôle de pays, qui ressemble à l’Australie, la cigarette est considérée comme une arme potentiellement dangereuse : un mégot peut être utilisé à mauvais escient et devenir un « projectile armé d’une charge toxique ». On le savait, fumer tue, c’est désormais un crime. Lorsque Tom est accusé de tentative de meurtre, on se délecte d’avance de ce que va faire subir Will Self à son héros. La situation kafkaïenne est des plus prometteuses. Hélas, ces promesses vont rester lettre morte car, au lieu de forcer le trait, l’auteur va progressivement noyer le lecteur dans un torrent de descriptions hyper complexes du système judiciaire. Idem avec les coutumes locales bizarroïdes dont on a vraiment du mal à comprendre le fonctionnement. On se demande alors quel le véritable but de l’auteur, d’autant plus que le personnage de Tom, confronté à une situation des plus extraordinaires, semble révéler un singulier manque d‘épaisseur. Les moments de grâce, lorsque Will Self nous éblouit avec sa plume, ne suffisent pas à endiguer l’ennui qui affleure. Affublé d’un acolyte tout ce qu’il y a de plus répugnant (atteint d’une maladie de peau et soupçonné de pédophilie), Tom s’embarque dans un périple de 4000 kilomètres pendant que le lecteur, lui, reste en rade…
Déception donc pour ce No Smoking qui n’est pas à mettre entre toutes les mains, surtout celles qui n’ont jamais tenu un roman de Will Self…
Romans de Will Self à lire :
- Dorian
- Les Grands Singes
- Ainsi vivent les morts
Crédit photo : Michael Grieve/Le Monde
No Smoking
de Will Self
Editions de l’Olivier
346 pages - 2009













